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    Cher visiteur, bienvenue sur le site de l'Association des Vieilles Mécaniques Morvandelles. Cette association rassemble près de cinquante adhérents, originaires essentiellement de la Nièvre et de la Saône-et-Loire. Nous sommes présents tout au long de l'été sur diverses manifestations rurales de la région pour faire revivre la mémoire de nos campagnes.

Nous possédons environ trois cents tracteurs d'avant 1960 et une multitude de matériels anciens (batteuses, javeleuses...). Nous sommes prêts à tout mettre en oeuvre pour que ces "ancêtres" ne tombent pas dans l'oubli de la modernisation en leur donnant une seconde vie.

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EN SEPTEMBRE : Nouvelle heure de gloire pour le labour à l'ancienne

Finale nationale à Luzy

L'association des vieilles mécaniques morvandelles organisera, en septembre, à LUZY, la finale régionale et nationale de labour à l'ancienne.

Depuis septembre 2003, passionnés, amateurs ou collectionneurs de matériel agricole ancien dela Bourgogne se sont réunis en association pour sauvegarder les vieilles mécaniques et les montrer aux jeunes générations.

Samedi 12 janvier, à 9h30, à la salle des fêtes de Villapourçon, l'asociation des Vieilles mécaniques morvandelles (qui a son siège social dans cette commune) tiendra son assemblée générale annuelle? Après la présentation habituelle des différents bilans et le renouvellement du bureau, les adhérents élaboreront le calendrier des manifestations 2008 dont le point fort sera la finale régionale et nationale de labour à l'ancienne qui se déroulera à Luzy, samedi 13 et dimanche 14 septembre.

Aujourd'hui, l'Association des Vieilles mécaniques morvandelles rassemble cinquante adhérents (le plus jeune n'a que 17 ans), originaires essentiellement de la Nièvre et de la Saône-et-Loire, qui se rencontrent plusieurs fois par an pour mieux se connaître, trouver et échanger des pièces détachées, de la documentation et des conseils, unir leur ardeur pour entretenir et restaurer leurs matériels, mais aussi organiser ou participer à des manifestations rurales pour utiliser et faire connaître leurs machines.

<< A nous tous, précise Jean-Paul Berger, président de l'association, nous possédons environs trois cents tracteurs d'avant 1960 et une multitude de matériels anciens (batteuses, javeleuses...). Nous sommes prêts à tout mettre en oeuvre pourque ces "ancêtres" ne tombent pas dans l'oubli de la modernisation en leur donnant une seconde vie.>>

Repas Réservations. L'assemblée générale du 12 janvier se prolongera par une choucroute (12€). Réservations et inscriptions avant mardi 8 janvier, au 03.86.30.42.14.

Article paru dans le Journal du Centre dans l'édition du samedi 29 décembre 2007, page "Château-Chinon"

Vous remarquerez que l'auteur de cet article s'est directement inspiré de la page de présentation du site internet. Il a dû omettre de préciser que l'on peut retrouver toutes nos manifestions sur http://avmm.over-blog.com
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AVIS A TOUTES LES PERSONNES FAISANT PARTIE OU VOULANT FAIRE PARTIE DE L'AVMM

L'Assemblée générale de l'AVMM aura lieu le 12 janvier 2008 à Villapourçon à la salle des fêtes à 9h30.
Ordre du jour :
    _ Rétrospective et bilan de l'année 2007
    _ Calendrier exaustif  2008
    _ Mise en place de la finale régionale et nationale de labour à l'ancienne les 13 et 14 septembre 2008
    _ Renouvellement du bureau
    _ Questions diverses

Vous pouvez faire parvenir vos questions au moins 48 heures à l'avance à Mr Jean-Paul Berger au 03 86 30 02 25.

Cette réunion sera suivie d'un repas choucroute, pour toute personne non adhérente voulant se joindre à nous, vous pouvez appeller au 03 86 30 02 25 ou au 03 86 30 42 14.

Si vous êtes de la région et passionné de vieux matériel, nous vous accueillerons à bras ouverts dans notre association pour faire revivre les campagnes d'autrefois tout au long de la saison estivale.
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Ferguson

Importé par la société Cogéma, 112 bis, rue Cardinet, Paris (17e), à partir de 1947. Usines Hotchkiss à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) et Beauvais (Oise). Egalement produit à l'usine Massey-Harris de Marquette-lez-Lille (Nord).

    Le Ferguson révolutionna les monde agricole et reste sûrement l'un des tracteurs les plus populaires du monde. Henry George - dit Harry- Ferguson (1884-1960), fils de fermiers irlandais, passionné de mécanique et homme d'affaire entreprenant, passa sa vie à concevoir des machines pour soulager les agriculteurs dans les travaux des champs. Il fit breveter de nombreux systèmes d'attelage et de fixation des charrues - notamment des systèmes anti-cabrage - qu'il commercialisa avec plus ou moins de succès. Mais c'est avec le système de relevage hydraulique à trois points qu'il fit  faire un bond en avant décisif à l'atelage agricole.  On peut à juste titre le considérer comme le père du tracteur moderne.

     Le relevage hydraulique à trois points fut expérimenté avant la deuxième guerre sur des Ferguson-Brown dont le succès commercial fut très limité. On ne pouvait en effet utiliser que des instruments spécifiques. Cette obligation entraînait le renouvellement de tout le matériel en même temps que l'achat du tracteur, un énorme investissement. La crise et le prix prohibitif de ce tracteur -en regard des Fordson contemporains - ne firent qu'accentuer la mévente du Ferguson-Brown. ce système ingénieux et révolutionnaire attira toutefois l'attention de l'industriel américain Henry Ford, le père des Fordson en question, qui furent construits aux Etats-Unis entre 1917 et 1927, et en Grande-Bretagne jusqu'après la seconde guerre mondiale. Les deux hommes avaient de nombreux points commune, leur origine rurale, leur goût pour l'innovation, leurs idées sur l'innovation, leurs idées sur l'amélioration des conditions de travail des agriculteurs, leur soif d'entreprendre à grande échelle et d'imposer leurs vues. A la suite d'une démonstration du système Ferguson à Fairlane Estate, la ferme d'Henry Ford dans le Michigan, en octobre 1938, ils conluent un accord verbal, avec une poignée de main en guise de signature, qui resta fameux sous le nom de "Handshake agreement" - l'accord de la poignée de main. Au terme de cette rencontre, Ford construirait les tracteurs et les livrerait à Ferguson qui les équiperait des ses outils et en assurerait la commercialisation. Chacun y trouvait son compte, y compris les clients du monde entier qui allaient pouvoir acheter un engin moderne et efficace, relativement bon marché, du fait de sa production en très grande série. Le Ford 9N -système Ferguson- sortait de chaîne six mois après le handschake agreement, en 1939. En 1942, le 9N devint 2N (9N pour 1939, 2N pour 1942), une version dépouillée à roues en fer imposées par les restrictions de temps de guerre. Des Ford 9N/2N furent assemblés à l'usine Ford de Poissy dès son ouverture en 1946.

    En 1945, lorsqu'Henry Ford passe les rênes de son empire à son petit-fils Henry Ford II, celui-ci viole purement et simplement le hendshake agreement. En juillet 1947, il lance le Ford 8N, une nouvelle monture du 2N, utilisant les brevets Ferguson, et commercialise simultanément, sous le label Dearborn, toute une série d'outils et d'instruments, domaine réservé  d'Harry Ferguson. Ce dernier réplique aussitôt par un procès pour utilisation illicite de brevets et conccurence déloyale, et met en chantier sa propre version du 8N, le Ferguson TE 20 (Tractor England), qui est fabriqué à l'usine de la Standard Motor Compagny de Banner Lane, à Coventry. Il diffère du 8N par son équipement électrique et son moteur à soupapes en tête. Dans la foulée, Ferguson lance son TO 20 (Tractor Oversea), version américaine du TE 20 à moteur Continental et système électrique Delco, fabriqué à Detroit, à partir d'octobre 1948. Au terme de six ans de procédure, la justice américaine déboute Henry Ford II qui est contraint de verser dix millions de dollars de dommages et intérêts à Harry Ferguson pour utilisation abusive de brevets.

    En France, les premiers Ferguson furent importés d'Angleterre en 1947 et commercialisés par la Cogéma (Compagnie Générale de Machinisme Agricole). En 1951, l'usine Hotchkiss de Saint-Denis, le fabricant français d'automobiles et d'armes de guerre, commença d'assembler les Ferguson. Les pièces détachées provenaient de quelques 300 sous-traitants disséminés à travers toute la France. Les moteurs étaient, notamment,  produits par sa filiale Hotchkiss-Brandt. Peu à peu, des raisons de coût et d'organisation amenèrent le fabricant à réduire le nombre des ses partenaires pour arriver à une intégration progressive des moyens de production. L'accord passé en 1952, entre Hotchkiss et la firme britannique Standard, fabriquant les Ferguson en Angleterre, avait en effet débouché sur la création d'une nouvelle société, Standard-Hotchkiss, chargée d'assurer la fabrication exclusive des Ferguson en France. La société Harry Ferguson de France fut, elle, créée en mai 1953 et par la suite englobée dans la société Massey-Harris-Ferguson, issue des accords du 26 novembre 1954, entre Massey-Harris et Ferguson.

    Les premiers Ferguson fabriqués en France reçoivent l'appellation TEA Normal, secondés par des versions TEC Etroit et TEK Vigneron qui complètent la gamme. Selon certaines sources, 2 600 tracteurs furent produits sur le site Hotchkiss de Saint-Denis en 1951, 6 650 en 1952, 10 800 en 1953, 14 500 en 1954, 25 700 en 1955 et 28 800 en 1956. Une publicité d'époque fait état du 50 000e tracteur sortant de chaîne en octobre 1957, or, si l'on s'en tientaux chiffres cités plus haut, la production dépassait déjà les 89 900 unités en 1956. Quoi qu'il en soit, on peut dire que le Ferguson était, de toute façon, le tracteur le plus produit - et de loin - de l'époque. La production des Ferguson FF 30, qui succédèrent au TEA 20, atteignait, elle, 90 tracteurs/jour en 1958 et le Ferguson représentait alors d'un tiers (29,2 %) des tracteurs fabriqués en France, faisant de Massey-Harris-Ferguson le premier constructeur français. Les Ferguson TE 20 furent plus tard dotés de moteurs Freemen Sanders et reçurent les appellations TEF Normal, TEG Etroit et TEN Vigneron alors que les Ferguson FF 30 étaient déjà entrés en production. Les Ferguson FF 30, construits pat Hotchkiss, sont reconnaissables à l'entrée d'air par une écope au tableau de bord.

     L'usine de Saint-Denis s'était rapidement avérée trop petite. Pour accroître les cadences de production et répondre à une demande croissante, une nouvelle usine de 23 hectares fut construite à Beauvais, dans l'Oise, en 1957. Elle devint l'un des principaux sites de production de la nouvelle société Massey-Ferguson qui succéda à Massey-Harris et Ferguson en 1958 et est aujourd'hui l'unique site de production de la marque.


                      un TEA-20                        et                   un TE-20

Article réalisé à partir de documents personnels

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